Fruits de l’effusion de l’Esprit

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Les fruits à attendre de l'Effusion de l'Esprit sont ceux d'une Pentecôte, aussi bien dans l'immédiat que dans toute la vie chrétienne. C'est désormais toute la vie chrétienne qui peut se déployer à partir de cette expérience spirituelle.

Les fruits de l’effusion de l’Esprit Saint

Extrait de la lettre "Pentecôte Aujourd'hui" N° 118: mars 2014

 

Les fruits à attendre de l'Effusion de l'Esprit sont ceux d'une Pentecôte, aussi bien dans l'immédiat que dans toute la vie chrétienne.

Dieu par son Esprit vient établir sa demeure en l'homme, mais il ne s'agit pas d'un état statique où je m'installe, il s'agit d'un processus dynamique de croissance où toujours l'Esprit est à l'œuvre, doit être demandé et reçu et demande ma collaboration.

Le plus souvent, l'Esprit libère d'abord la louange et chasse les peurs en donnant la paix et la joie et une liberté dans la prière.

Tout l'être peut être touché par cette démarche de confiance et de remise de soi à l'Esprit de Jésus qui donne la certitude d'être aimé du Père.

La foi, l'espérance, la capacité de recevoir l'amour et d'aimer à son tour s'en trouvent grandies.

L'Esprit nous assure de l'immense bonté de Dieu à notre égard, de sa tendresse de Père et nous libère des fausses images de Dieu que nous portons.

L'Esprit nous révèle alors tout ce qui en nous fait écran à cet amour.

C'est désormais toute la vie chrétienne qui peut se déployer à partir de cette expérience spirituelle.

 

Fraternité Pentecôte

visitez notre site : www.fraternite-pentecote.cef.fr

 

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Mais qu’est-ce que l’Effusion de l’Esprit ?

Questions-Réponses avec le père Denis Biju-Duval, théologien auteur de L’effusion de l’Esprit Saint (éditions de l’Emmanuel)

Propos recueillis par Laurence de Louvencourt.

Revue "Ilestvivant !" n°293.

 

1 L’expression semble assez nouvelle et elle peut étonner…

Si l’expression est relativement récente, elle recouvre une expérience et une étape dans la vie spirituelle chrétienne qui ont toujours existé. Cette étape repré­sente en effet la véritable entrée dans la vie dans l’Esprit Saint : « Laissez-vous guider par l’Esprit Saint », demande saint Paul, mais se laisser guider suppose   que l’Esprit Saint se fasse perceptible afin que nous comprenions quelle direction il nous indique.

Cette venue de l’Esprit Saint dans notre vie constitue    à la fois un événement nouveau et un déve­loppement nécessaire de la vie de tout baptisé.

On peut dire aussi que cette étape correspond,        dans la croissance chrétienne, au passage d’une foi essentiellement appuyée sur ce que l’on a reçu à une foi pleine­ment vécue. Jean Paul II y faisait souvent référence face aux jeunes. Or la foi ne peut être véritablement vécue que si l’Esprit Saint prend possession de notre vie. L’effusion de l’Esprit est la porte d’entrée vers cette vie nouvelle.

 

2 En quoi consiste « l’effusion de l’Esprit » ?

À faire l’expérience que Dieu est présent, vivant et agissant dans notre vie, « par la puissance de l’Esprit Saint ». Le récit d’une telle expérience varie beaucoup d’une personne à l’autre. Certaines met­tent en relief telle manière d’agir de Dieu plutôt que telle autre, ou l’action de telle personne divine plutôt que telle autre. Par exemple, dans le renouveau charismatique, c’est surtout la personne de l’Esprit Saint qui est reconnue comme agissante. Dans d’autres contextes, on évoquera plus spontanément une expérience de rencontre per­sonnelle avec le Christ. En réalité, il s’agit d’une même grâce : l’en­trée de la personne dans l’expé­rience vivante de la présence et de l’amour de Dieu dans sa vie.

 

3 Cette effusion de l’Esprit, ne la reçoit-on pas déjà au baptême et dans chacun des sacrements ?

Le baptême est en effet la porte d’entrée d’une histoire d’amour avec Dieu. Mais cette histoire est appelée à se déployer dans l’effu­sion de l’Esprit. Au baptême, on reçoit l’Esprit Saint. On le reçoit sacramentellement, mais d’une manière qui, dans la plupart des cas, n’est pas objet de cette expé­rience vivante caractéristique de l’effusion de l’Esprit. Si l’on a été baptisé tout petit, il est évident que l’on n’a pu ni comprendre ni vivre comme une expérience vivante ce qui se passait. Il arrive que certains adultes vivent leur baptême accompagné de grâces très fortes dispensées par le Sei­gneur. Mais pas forcément. Et s’ils ne ressentent rien, cela ne signifie pas que leur baptême était « mau­vais » ou inefficace.

Par ailleurs, on peut effectivement expérimenter une effusion de l’Es­prit Saint dans les autres sacre­ments : au cours d’une eucharistie, à l’occasion d’une confession, etc. Ainsi, un nombre non négligeable d’enfants font l’expérience forte de la présence de Dieu dans leur coeur lors de leur première com­munion. L’effusion de l’Esprit se produit quand le Seigneur le décide. On ne peut donc dévelop­per une théorie sur le « où, quand, comment » elle doit se produire. Cela appartient à la liberté divine.

 

4 Quelle différence existe-t-il entre l’effusion de l’Esprit et un sacrement ?

Le sacrement a un caractère d’ordre objectif : c’est un signe efficace donné par le Christ qui, à travers lui, se communique objectivement, qu’on le sente ou non. Mais quand on se met intérieurement dans les justes dispositions pour recevoir ce sacrement, la grâce est donnée de façon indubitable. Si je me confesse, je peux ne pas sentir l’amour de Dieu et même être très mal à l’aise, par exemple si le prêtre ne comprend pas vraiment ce que je veux lui dire, mais, ce n’est pas pour autant que cela n’est pas une vraie confession. Si je suis honnête, si je me repens et suis décidé à me convertir, et si je désire être par­donné par Dieu, si le prêtre me donne l’absolution et que je fais ma pénitence conformément à ce qui m’a été demandé, j’ai la certi­tude objective d’avoir été pardon­né. Je m’appuie sur la promesse de Dieu et sur les attitudes et les gestes justes pour accueillir cette promesse. C’est suffisant pour rece­voir la grâce de ce sacrement, à savoir le pardon de Dieu. Si le Sei­gneur accompagne ce pardon d’une grâce d’effusion de l’Esprit Saint, non seulement on sera par­donné, mais on fera l’expérience vivante de cet amour qui pardonne. Le propre de l’effusion de l’Esprit, c’est de déployer au plan de la perception vivante ce qui est contenu objectivement dans les sacrements mais que l’on ne perçoit pas forcément dans l’ordinaire des choses.

 

5 N’est-ce pas plus grand, dans l’ordre de la foi, de se contenter de l’objectivité de ce que l’on reçoit dans un sacrement ?

Ce qui est naturel à l’amour, ce n’est pas seulement de savoir objectivement que l’on aime, c’est d’en avoir l’expérience vivante ! Il est normal que quelqu’un qui va communier soit heureux non seu­lement de savoir qu’objectivement il a reçu le Corps du Christ mais aussi de pouvoir en même temps jouir de cette présence dans son coeur et dans sa vie et d’en avoir l’expérience la plus concrète et la plus vivante possible. C’est le mou­vement naturel de l’amour. Un couple préfère naturellement être amoureux plutôt que de ne pas l’être, et le ressentir, et le vivre. Mais il est vrai qu’ensuite, la crois­sance de l’amour suppose aussi des passages au cours desquels, privé de cette expérience vivante, on sera appelé à maintenir la fidé­lité à Dieu. C’est plus difficile : il faut en quelque sorte « continuer d’y croire » alors qu’affectivement, « le coeur n’y est plus ». C’est aussi de cette façon qu’un couple peut passer de l’état de la lune de miel à un amour plus mûr. Il est inévitable de passer par ces moments plus dépouillés. Mais la perspective d’ensemble demeure l’accomplissement de l’amour : les étapes de maturation, nécessaires, sont toujours à resituer dans cette perspective. Il arrive dans la vie de certains que ces étapes se pro­longent jusqu’à la mort (les cin­quante ans de la nuit de la foi vécue par mère Teresa). Mais ils ont la certitude d’être comblés dans la vie éternelle. Un des signes que l’on reste dans l’amour, malgré ces dépouillements, c’est que l’on souhaite en sortir !

 

Publié le 8 oct 2013 :

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