La prière de Jéricho

Qu'est-ce que la prière de Jéricho ? Vivre un Jéricho, comment, pourquoi ...

VIVRE UN JERICHO

Dans les Groupes de Prière Charismatique, on entend cette expression :

"Nous allons faire un Jéricho pour untel" ou "Nous allons vivre un Jéricho pour ceci ou celà". 

Il s'agit en fait d'une "prière de Jéricho". 

Quelle est l'origine de cette prière ?

Dans le livre de Josué (6, 1-21 et 6, 2-5) la Bible relate qu'Israël aurait obtenu la victoire sur la ville de Jéricho en effectuant une fois par jour pendant 6 jours, le tour de Jéricho : le peuple, accompagné de sept prêtes portant l’Arche d’alliance, devait, au son des sept trompettes en corne de bélier,  pousser un grand cri, et alors, le septième jour, les murs de Jéricho s’effondreraient.

C'est une façon imagée pour dire que Dieu était le vainqueur de Jéricho en livrant la ville à Son peuple. Ce récit n'est pas un événement historique car, à l’époque présumée de l’épisode, Jéricho était déjà en ruines et n’était plus habitée depuis environ trois siècles.

Ce texte affirme une certitude de notre foi : "À Dieu la Victoire ! À Lui seul la Puissance et la Gloire."

C'est dans cet esprit que la prière de Jéricho a été instituée dans les groupes charismatiques.

Quand et dans quelles dispositions vivre un Jéricho ?

- La prière de Jéricho est habituellement mise en oeuvre lors d’un enjeu important pour un groupe, une communauté, et aussi bien sûr lors d’un enjeu public pour l’Eglise ou pour un pays…

C’est une situation de détresse, de grande détresse même, qui la déclenche. Mais il peut aussi s’agir d’un combat insidieux et sournois, d’une démoralisation générale, ou d’une fausse sécurité et torpeur, pour lesquels nous avons besoin de veilleurs qui
nous interpellent.

 

- En fait, il s’agit justement de sortir d’un combat selon la chair, centré sur notre survie individuelle ou de groupe, centré sur nos épreuves et nos souffrances, ou sur nos petites aises, pour entrer dans une démarche d’écoute et de soumission à la volonté du Seigneur, et à Lui seul.

Il s’agit sans cesse de quitter le vieil homme, et de revêtir l’homme nouveau.

Quelques questions

Ces questions à se poser peuvent nous aider à discerner sur la nécessité d'un Jéricho :

- Quel est le type de danger encouru, qui le court, et qui sont les ennemis ?
- Quelle est la première réaction du peuple, des chefs?
- Comment la visitation, la révélation, la vision, l’onction reçue (par les responsables du peuple, roi, prophète, enfant, femme…) permet-elle de faire face au danger ?
- Quelles sont les armes utilisées pour le combat et les ordres à suivre ?
- Quelle est la relation au Seigneur qui se développe dans ces récits, quelles démarches de Foi sont-elles vécues par les responsables et par le peuple ?
- Comment est célébrée la victoire ?

 

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La mission de Fraternité Pentecôte est de se mettre au service de la grâce de Pentecôte pour le Renouveau de l’Église en France. Et ses membres formant une équipe nationale n’ont eu d’autre appel que de vivre ensemble et dans leur diversité, une vraie fraternité de service.

Elle soutient plus particulièrement les groupes de Prière Charismatique non-communautaires de France et est ainsi le lien visible et reconnu par l'Eglise Catholique de plus de 1200 groupes de prière, en lien avec les divers groupes de prière charismatique  des Nouvelles Communautés Chrétiennes.

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Merci au Site de Fraternité Pentecôte Nationale 

EN SAVOIR PLUS SUR LA VILLE DE JÉRICHO

Jéricho, la ville des palmiers

La « ville des palmiers », c’est ainsi que Jéricho, située au milieu d’une oasis, est parfois appelée dans l’Ancien Testament (Dt 34,3; Jg 1,16; 2Ch 28,15). La végétation a aussi inspiré le nom hébraïque de la ville, « Jéricho », qui a sensiblement la même signification que le nom que lui donnent les Arabes, ar-Riha, « le parfum ».

La ville actuelle de Jéricho porte encore bien son ancien surnom de « ville des palmiers ». 

La présence d’une source abondante ainsi que le climat attrayant de cette oasis en plein désert et à proximité du Jourdain expliquent que les premières traces d’occupation du site de Jéricho remontent aussi loin que le IXe millénaire avant notre ère. Jéricho a connu plusieurs périodes d’occupation. Une coupe verticale du Tell es-Sultan, la butte constituée par l’accumulation des restes des différentes phases d’occupation, permet d’identifier dix-sept périodes distinctes. Les restes des plus anciennes structures architecturales de Jéricho sont des fortifications, et elles sont gigantesques : un mur de 6 mètres de haut et une tour dont le diamètre fait 8,5 mètres et la hauteur au moins 8 mètres. Et le plus étonnant, c’est que cette tour et ce mur ont été érigés environ 8000 ans avant notre ère! C’est dire qu’à cette époque, il y a 10 000 ans, la communauté établie dans l’oasis de Jéricho, qu’on estime à environ 3000 habitants, était déjà arrivée à un stade d’organisation économique et politique assez complexe pour permettre la réalisation de travaux d’envergure. Évidemment, on est très loin de ce que réaliseront les Égyptiens, mais les pyramides, c’est quand même encore 4000 ans plus tard...

 

Selon la Bible, Jéricho serait la première ville de Terre Sainte prise par les Israélites lors de la conquête dirigée par Josué, successeur de Moïse (Jos 6,1-21). Le célèbre récit biblique ne relate pas une conquête militaire au cours de laquelle Jéricho aurait été prise par les armes, ce qui est raconté est plutôt une « prise liturgique » de la ville, un « siège symbolique »; le peuple a obtenu la victoire en effectuant scrupuleusement le rituel que Dieu avait demandé d’accomplir (Jos 6,2-5) : Josué et ses hommes devaient faire le tour de Jéricho une fois par jour pendant six jours, accompagnés de sept prêtes portant l’Arche d’alliance et sept trompettes en corne de bélier, puis effectuer sept tours de la ville le septième jour, après quoi les prêtres devaient sonner de leurs trompettes, le peuple pousser un grand cri, et alors les murs de Jéricho s’effondreraient. Le récit illustre de façon très imagée l’idée selon laquelle c’est Dieu qui est le vainqueur de Jéricho, c’est lui qui a livré la ville à son peuple. Le récit ne saurait être lu au premier degré, comme s’il rapportait un événement historique. D’ailleurs si les Israélites avaient décidé de prendre la ville, ils n’auraient pas eu besoin d’en faire sept fois le tour pour s’apercevoir que Jéricho avait déjà été détruite depuis longtemps... En effet, l’archéologie montre qu’à l’époque présumée de l’épisode, Jéricho était déjà en ruines et n’était plus habitée depuis environ trois siècles.

 

Un peu au sud de la Jéricho de l’Ancien Testament se trouve le site d’une autre Jéricho, celle construite par Hérode le Grand. La région de Jéricho avait un temps appartenu à la célèbre Cléopâtre, puis à l’empereur Auguste-Octave qui l’avait restituée à Hérode. On peut y visiter les restes du palais que ce roi y avait fait ériger. Il s’agissait d’un palais magnifique alimenté en eau par des aqueducs et comportant deux grandes cours et une piscine. C’est là qu’Hérode et son entourage résidaient en hiver. Si à Jérusalem il peut faire froid et même neiger, à Jéricho, située dans le désert et à environ 250 mètres sous le niveau de la mer, le climat reste très agréable tout au long de l’année. Encore aujourd’hui, on peut se promener à Jéricho en manches courtes en plein mois de janvier, et on peut y voir les bougainvilliers en fleurs bien avant qu’ils le soient ailleurs au pays.

Mes amis et moi avons été à peine surpris de voir que l’arbre de Zachée existait toujours...

L’arbre de Zachée  (photo : J. Dusek)

Ce qui est surprenant, par contre, est le peu de mesures prises par les autorités palestiniennes afin de protéger les sites archéologiques.                                                                               Une petite clôture limite l’accès à l’arbre de Zachée, mais rien n’est fait pour assurer la protection des sites qui ont une réelle valeur historique, comme le palais d’Hérode ou le Tell es-Sultan, où il est déplaisant de constater l’accumulation de déchets dans les cavités.                    À peu près n’importe qui peut accéder à ces sites et faire ce qu’il veut, s’amuser à déloger les pierres ou marcher sur les fondations et les murs qui tiennent encore debout par miracle. 

 

Merci au site La Caravane Virtuelle

Merci à Chrystian Boyer, Historien et bibliste  pour sa chronique de janvier 2007