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Le Rituel d'exorcisme de l'église catholique est un manuel qui n'est diffusé qu'aux évêques et aux exorcistes patentés. L'Église exige de ne procéder à l'exorcisme qu'en cas de certitude de possession. L'existence d'une maladie psychique doit être écartée. Ce nouveau texte met fin à la distinction de jadis entre «grand exorcisme» et «prière de délivrance».

 

IL EST INUTILE DE NOUS ÉCRIRE POUR UN EXORCISME : NOUS NE VOUS RÉPONDRONS PAS.

Il existe un Service DIOCÉSAIN d'exorcisme à l'évêché de Bordeaux, que vous pouvez joindre
au 
06 11 01 93 28. 
Ne laissez pas votre numéro de téléphone en message : nous ne vous rappellerons pas non plus. 

 

Le Rituel d'exorcisme officiel de l'Eglise catholique

 

En 2006, l'Eglise catholique a promulgué la version française du rituel d'exorcisme réformé en 1998 par Rome.

Le titre de ce manuel de rituel : De exorcismis et supplicationibus quibusdam (Des exorcismes et des prières qui s'y rapportent). Edition définitive du nouveau rituel de l'exorcisme validé par Jean Paul II en 1998.

Ce manuel n'est diffusé qu'aux évêques et aux exorcistes patentés. L'événement est historique, car ce texte met un point final à l'immense entreprise de rénovation des rituels liturgiques décidée par le concile en 1964. Jusqu'ici, les exorcistes francophones travaillaient avec des textes provisoires proposés à l'essai.

Ce nouveau rituel est moins théâtral que celui de 1614 : il réduit les injonctions à Satan, mais augmente les prières s'adressant à Dieu, au grand dam des traditionalistes, qui le trouvent moins efficace.

L'Église exige de ne procéder à l'exorcisme qu'en cas de certitude de possession – dont les signes peuvent être: «parler ou comprendre des langues inconnues, découvrir des choses éloignées ou cachées, démontrer une force physique supérieure à la normale, l'aversion véhémente envers Dieu, la Vierge, les saints, la parole de Dieu, les images sacrées...»

L'existence d'une maladie psychique doit être écartée.

Le rite se présente comme une longue intercession, qui peut se pratiquer en présence de plusieurs personnes, par exemple les proches du possédé.

Il commence par une prière, puis la bénédiction de l'eau et l'aspersion du possédé. Il se poursuit par la litanie des saints, la récitation de psaumes, la lecture de l'Évangile.

Le prêtre impose les mains sur la tête du possédé, puis tous récitent le Credo et la renonciation à Satan.

Après le Notre Père, l'exorciste impose la croix et demande aux esprits mauvais de partir, avant de souffler sur le visage de la personne.

L'exorcisme proprement dit commence par une prière de supplication s'adressant à Dieu et se termine par trois interpellations de Satan.

L'ensemble se clôt sur le Magnificat et la bénédiction finale.

Ce nouveau texte met fin à la distinction de jadis entre «grand exorcisme» – le rituel qui insère les interpellations à Satan – et le «petit exorcisme» – qui n'en comporte pas, et que l'on appelle aujourd'hui « prière de délivrance »

 

Merci à Jean Mercier du journal LA VIE pour ces précisions

 

Claude Rameau, prêtre exorciste nivernais depuis vingt-cinq ans

À 89 ans, Claude Rameau est le seul prêtre autorisé par l’Église au sein de son diocèse à pratiquer l’exorcisme. Une fonction qu’il a honoré un quart de siècle.

 

Homme de Dieu depuis plus d’un demi-siècle, le père Claude Rameau est devenu un de ses soldats. Prêtre exorciste, ce Nivernais a reçu cette charge de l’évêque lui-même, il y a vingt-cinq ans. Il en existe un seul par diocèse.

 

« On ne s’improvise pas exorciste », explique le prêtre nivernais. « Dans lesÉvangiles, il est écrit que le Christ a donné à ses apôtres le pouvoir de chasser les démons, c’est-à-dire d’adresser une sommation au démon de reconnaître la toute puissance de Dieu et de délivrer sa victime. C’est ce qui s’appelle l’exorcisme. »

Ce démon, Claude Rameau doit le trouver dans les âmes tourmentées des personnes qu’il reçoit, chez lui.

« En un quart de siècle, j’ai reçu une personne par semaine?! » Pourtant, le prêtre avoue avoir pratiqué seulement trois exorcismes. « Certaines personnes relèvent davantage de la psychiatrie que de la possession. »

 

Problèmes familiaux ou de santé, difficultés sociales et professionnelles, le père Rameau entend les personnes et cherche les causes qui les ont amenées jusqu’au pas de sa porte.

« D’autres sont persuadées d’être possédées, convaincues que quelqu’un d’extérieur est responsable de leurs échecs amoureux, de leur situation financière ou de leur problème de couple… »

Pour lui, le diable a donc plusieurs visages. « J’ai vu les souffrances humaines. Ma mission est de ramener le bon qui existe chez ces personnes. »

 

Pour combattre Satan, Claude Rameau préfère la chapelle d’une église aux chambres angoissantes des films d’horreur.

Ses armes : « L’eau bénite, un crucifix et le livre officiel, Rituel de l’Exorcisme ».

La célébration dure moins d’une heure, avec un rituel précis.

« Je dis des prières, j’invoque plusieurs saints et je procède à l’exsulfation : “Par ton souffle Seigneur, repousse les mauvais esprits, commande-leur de s’en aller”. »

Une cérémonie qui peut perturber les possédés. « Deux d’entre eux ont piqué une crise violente et j’en ai interrompu un autre. »

Un combat spirituel qui met à l’épreuve le père Rameau. « Je m’investis totalement. Cependant mes seules prières ne peuvent pas tout résoudre. Il faut aussi que la personne soit actrice de son exorcisme. »

Aujourd’hui, à 89 ans, le bras armé de Dieu a passé la main, avec le sentiment du devoir accompli, « tout en continuant ma mission de prêtre ».

Claude rameau reçoit toujours des âmes troublées, « car c’est aussi cela être chrétien : savoir écouter, savoir pardonner et savoir aimer ». 

Merci à Pierre Destrade, Journaliste,

pour son article du jdc.com du 29 aôut 2012

 

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