Coma : Débrancher ou pas ?

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Cas de Coma et mort cérébrale : faut-il débrancher ou pas ? L'histoire de Jenny Bone fait réfléchir... Dans le coma, déclarée en état de mort cérébrale, elle entend qu’on veut la « débrancher »...

Coma : Débrancher ou pas ?

 

En cas de Coma et mort cérébrale : faut-il débrancher ou pas ?

L'histoire de Jenny Bone fait réfléchir : dans le coma, déclarée en état de mort cérébrale, elle entend qu’on veut la « débrancher » ...

 

A 40 ans, Jenny Bone a contracté une forme sévère du syndrome de Guillain-Barre.
Cette maladie des nerfs l’a laissée paralysée et les médecins l’ont plongée dans un coma artificiel. Impuissants devant l’évolution de la maladie, ils ont constaté sa mort cérébrale et ont demandé au mari de Jenny Bone quels seraient ses souhaits : voulait-elle être débranchée ou non ?

 

Déclarée en état de « mort cérébrale », Jenny Bone a entendu les médecins suggérer à son époux de la débrancher. A son réveil, elle se souvient du moindre mot...

 

Elle souhaitait être débranchée
Les époux Bone avaient discuté de ce sujet, et elle s’était alors prononcée pour être débranchée.

 

Elle fut donc surprise, mais soulagée, d’entendre son compagnon aller contre son avis et demander aux médecins de la maintenir en vie.
 

Elle s’est réveillée, contre toute attente, une année après son hospitalisation, et est même retournée au travail depuis...

Ce cas prouve que les limites de la vie et de la mort, de la conscience et de l’inconscience sont difficiles à déterminer avec certitude et que ces questions demandent une prudence extrême, 
comme l’explique le Dr François Bertin-Hugault à Aleteia.

 

Les médecins veulent la débrancher, elle revient à la vie !
« J'entendais tout, heureusement que John ne m'a pas écoutée, je l'en remercie. Comme la plupart des couples, nous en avions déjà parlé mais je suis très heureuse qu'il ne m'ait pas débranchée »
Jenny Bone, 39 ans
Article de 7sur7 
du 18 mars 2015 

« La médecine n’est pas une science exacte »
François Bertin-Hugault constate que les pronostics sur la fin de vie d’un patient sont risqués :

 

« Il m’est arrivé de dire au revoir à un patient en pensant qu’il n'allait pas vivre plus de quelques jours et de constater que, six mois après, il était de retour chez lui, au deuxième étage sans ascenseur ! »
 

L’inverse existe aussi, et ces deux extrêmes remettent sérieusement en cause le mythe
de la toute-puissance de la médecine.



« Ce n’est pas une science exacte », assure-t-il.
Pour cette raison, il fait partie des médecins qui s'inquiètent de l’application de la loi votée le 17 mars dernier à l’Assemblée Nationale, et qui prévoit entre autres l’application contraignante de
« directives anticipées ».

Si Mme Bone avait signé ce genre de directive, elle ne serait plus de ce monde ! 

Le Dr Bertin-Hugault y voit une responsabilité écrasante portée par des personnes qui expriment un avis alors qu’elles sont bien portantes.

 

« Le médecin doit pouvoir dire non »
En 15 ans de pratique de la médecine, le Dr Bertin-Hugault a été confronté à des demandes déraisonnables.
Ainsi, une femme exigeait de lui qu’il donne de l’eau à son mari alors que cela l’aurait tué.
Il arrive aussi qu’on lui demande de la morphine alors qu’elle n’est pas nécessaire...

 

Dans de telles situations, le médecin a besoin de pouvoir dire non aux patient, de ne pas être le simple exécutant de leurs volontés.
Or le principe selon lequel le médecin prend sur lui la responsabilité de l’acte à accomplir est remis en cause par la présente loi.

 

Une médecine sous pression
Le cas Bone révèle enfin une pratique que le Dr Bertin-Hugault dénonce : il met lui-même un point d’honneur à ne jamais parler d’un patient à la troisième personne quand celui-ci est dans la pièce, quel que soit son état.
Il ne jette pas pour autant la pierre à ses collègues anglais :
« Nous manquons de temps et de lit, explique-t-il. Nous sommes soumis à des modèles économiques qui ne prennent pas toujours en compte les exigences d’une bonne médecine ! »

 

Merci à ALETEIA 
et à Sylvain Dorient
pour cet article du 23-03-2015

 

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