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Qu'est-ce que l'Assomption ? Pourquoi fêtons-nous la Vierge Marie le 15 août ?

Assomption de la Vierge Marie

 

(Pour mieux comprendre l'Assomption, nous partageons l'Homélie de l'Abbé Jean Compazieu du 8 août 2011)

Heureuse celle qui a cru…
(Pour lire les Textes bibliques, aller en bas de page)

 

En ce 15 août, nous célébrons l’assomption de la Vierge Marie, son entrée définitive dans la gloire de Dieu. 
C’est là que son Fils Jésus l’a accueillie avec amour.

 

C’est une fête exceptionnelle à laquelle tous les chrétiens sont convoqués.
Ils sont nombreux, chaque année, ceux et celles qui profitent de l’occasion pour se rassembler dans les divers lieux de pèlerinage à Lourdes, La Salette, Fatima et ailleurs.
Les uns et les autres choisissent de se tourner vers Marie pour implorer sa protection.

 

En disant cela, il nous faut éviter une confusion : Marie ne tient pas le rôle de Dieu.
Nous ne la prions pas comme une sorte de déesse.
Son message, à Lourdes et ailleurs, nous renvoie au Christ. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie.
C’est par lui que nous passons pour aller vers le Père.
Comme aux noces de Cana, elle est là pour nous redire : « Faites tout ce qu’il vous dira. »

 

Elle nous rappelle l’importance de la prière, de la conversion et de la pénitence. 

Elle-même nous a donné, tout au long de sa vie terrestre, le témoignage de sa foi et de son entière disponibilité aux appels de Dieu.

 

Certains peuvent se demander pourquoi c’est l’évangile de la Visitation qui a été choisi pour cette fête de l’Assomption. Certainement c’est surtout à cause du Magnificat qu’elle a chanté et que nous pouvons maintenant chanter avec elle.
La liturgie n’a pas séparé ce Magnificat des circonstances qui l’ont entouré. Comme Elisabeth et avec elle, nous pouvons proclamer : « Heureuse celle qui a cru. »
Marie nous apprend qu’avoir la foi, ce n’est pas seulement avoir des idées, des convictions.
Elle fait preuve d’une totale confiance à Dieu.
Elle s’est entièrement abandonnée à sa volonté.

 

Ce que nous remarquons également chez Marie, c’est sa hâte quand elle se rend chez sa cousine.
Dans la Bible, il y a un mot qui revient régulièrement : c’est « aussitôt ».
Nous avons là un autre aspect de la foi. La réponse à l’appel de Dieu ne supporte pas les longues attentes.
Quand elle apprend la future naissance de Jean Baptiste, Marie comprend cela comme un appel à rendre service à sa cousine. Elle part aussitôt et en toute hâte.
Voilà un exemple pour nous qui sommes si facilement repliés sur nous-mêmes.
Quand nous sommes fermés aux appels de ceux qui sont dans le besoin, c’est le Seigneur que nous rejetons. Mais Marie et toujours là pour nous apprendre à nous tourner sans attendre vers les autres et vers Dieu. Les petits, les pauvres, les exclus ont la première place dans son cœur.

 

Depuis des mois, notre monde subit toutes sortes de bouleversements. Ce sont les plus pauvres qui en sont les premières victimes. Beaucoup souffrent de la famine, de la précarité et de toutes sortes d’épreuves. Quand un enfant a mal, il appelle sa maman.
Nous, chrétiens, c’est vers Marie que nous nous tournons.
Comme autrefois, elle accourt vers nous.
Bien sûr, nous ne sommes pas Elisabeth et Marie n’est pas notre cousine.
En fait, elle est bien plus ; elle est notre mère.
C’est Jésus qui l’a voulu ainsi lorsqu’il était sur la croix ; s’adressant à Jean, il lui dit : « voici ta mère. » Puis il dit à Marie : « Voici ton fils ».
A travers lui, c’est toute l’humanité que le Christ confiait à Marie.
Alors oui, comme lui, n’hésitons pas à la prendre chez nous et à lui donner la place d’honneur.
Quelle que soit notre situation, nous pourrons toujours compter sur elle.

 

En ce jour, nous rendons grâce au Seigneur pour ce merveilleux cadeau qu’il nous a fait en nous donnant Marie pour Mère.
Cette fête de l’Assomption vient raviver notre lien profond à Jésus Christ.
Ce que Dieu a réalisé pour elle nous est offert à tous, gratuitement et sans mérite de notre part.
Ce bonheur qui est le sien, nous y sommes tous appelés.
Notre vie terrestre nous prépare à ce monde nouveau que Jésus appelle le Royaume de Dieu.
Il importe que nous entendions bien l’appel que le Christ nous adresse et que nous nous mettions en route sans attendre.

 

Au cours de la prière universelle, nous pourrons joindre notre prière à celle de Marie et à celle de l’immense foule des saints du ciel pour les besoins spirituels et matériels de notre monde.
Nous lui confierons toutes les souffrances des malades, des exclus et de toutes les victimes de la guerre. Nous allons ensuite offrir le sacrifice de Jésus.
Avec Marie au pied de la croix, pensons à y joindre nos propres souffrances et toutes les activités de notre vie.

 

Tout cela, nous te le présentons, Seigneur, comme offrande pour le salut de tous nos frères.
Que cette fête de l’Assomption fasse grandir en nous le désir d’imiter la Vierge Marie.
Fais grandir notre confiance en sa prière maternelle, pour partager un jour avec elle ta gloire.

 

Merci au Site "Dimanche Prochain"

Lire les textes bibliques :

Messe du jour

 

1ère lecture : La Femme de l'Apocalypse, image de l'Église comme Marie (Ap 11, 19a ; 12, 1-6a.10ab)


Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

Le Temple qui est dans le ciel s'ouvrit, et l'arche de l'Alliance du Seigneur apparut dans son Temple.

Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles.
Elle était enceinte et elle criait, torturée par les douleurs de l'enfantement.
Un autre signe apparut dans le ciel : un énorme dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes,et sur chaque tête un diadème.
Sa queue balayait le tiers des étoiles du ciel, et les précipita sur la terre. Le Dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l'enfant dès sa naissance.
Or, la Femme mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les menant avec un sceptre de fer. L'enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son Trône, et la Femme s'enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place.

Alors j'entendis dans le ciel une voix puissante, qui proclamait : « Voici maintenant le salut, la puissance et la royauté de notre Dieu, et le pouvoir de son Christ ! »
 


Psaume : 44, 11-12a, 12b-13, 14-15a, 15b-16


R/ Heureuse es-tu, Vierge Marie, dans la gloire de ton Fils.

Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille ;
oublie ton peuple et la maison de ton père :
le roi sera séduit par ta beauté.

Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.
Alors, les plus riches du peuple,
chargés de présents, quêteront ton sourire.

Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,
vêtue d'étoffes d'or ;
on la conduit, toute parée, vers le roi.

Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;
on les conduit parmi les chants de fête :
elles entrent au palais du roi.

 


2ème lecture : Le Christ nous entraîne tous dans la vie éternelle ( 1 Co 15, 20-27a)


Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, le Christ est ressuscité d'entre les morts, pour être parmi les morts le premier ressuscité. Car, la mort étant venue par un homme, c'est par un homme aussi que vient la résurrection. En effet, c'est en Adam que meurent tous les hommes ; c'est dans le Christ que tous revivront, mais chacun à son rang : en premier, le Christ ; et ensuite, ceux qui seront au Christ lorsqu'il reviendra. Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra son pouvoir royal à Dieu le Père, après avoir détruit toutes les puissances du mal. C'est lui en effet qui doit régner jusqu'au jour où il aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. Et le dernier ennemi qu'il détruira, c'est la mort, car il a tout mis sous ses pieds.

 

Evangile : « Heureuse celle qui a cru ! » (Lc 1, 39-56)


Acclamation : Alléluia. Alléluia. Aujourd'hui s'est ouverte la porte du paradis : Marie est entrée dans la gloire de Dieu ; exultez dans le ciel, tous les anges ! Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte :
« Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ?
Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi.
Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Marie dit alors :
« Mon âme exalte le Seigneur,
mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.
Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !
Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. »

Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.
 

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