Qu'est-ce qu'un Péché ?

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Le péché est une transgression consciente de la loi de Dieu. Le péché mortel, pour être pardonné, nécessite une réconciliation sacramentelle. Pour le péché "véniel", ce qui signifie "pardonnable", un acte de charité, un véritable regret, obtiennent le pardon de ce péché. Le péché est une offense à Dieu, par une pensée, une parole, un acte ou une omission. C'est un manquement à l’amour véritable, envers Dieu et envers le prochain

Définition du Péché

 

Définition des dictionnaires 

péché, nom masculin
Sens 1 Transgression consciente de la loi de Dieu [Religion]. 
Transgression de la loi religieuse.

Sens 2 Faute.

Synonymes : sacrilège, scandale, travers, faute, erreur, fourvoiement, violation, transgression, écart, mal, crime, perversion, vice, tare, méchanceté, défaut, errements, manquement, offense, imperfection, sacrilège, souillure, stupre, tache, dépravation, immoralité, corruption, débauche, dévergondage, libertinage, luxure, dérèglement, inconduite. (!!!)

 

Plusieurs noms pour le péché.

- Péché originel : Le péché originel désigne spécifiquement l'acte par lequel l'homme a fait pour la première fois rupture avec Dieu. Il désigne par extension notre refus, sous de multiples formes, d'être conduit par Dieu. L'homme veut être son propre maître, sa propre fin et prendre la place de Dieu, il brise alors sa relation au Dieu Créateur.

- Péché mortel : Le péché mortel est une désobéissance à la loi divine par laquelle on manque gravement à ses devoirs envers Dieu, envers le prochain et envers soi-même. Pour constituer un péché mortel, outre la gravité de la matière, il faut la pleine connaissance de cause et une réelle volonté de le commettre. Ce péché pour être pardonné nécessite une réconciliation sacramentelle par laquelle le baptisé est à nouveau et pleinement admis dans la communion de l'Eglise.

- Péché véniel : Tous les péchés n'ont pas la même gravité. Il y a des pensées, des paroles, des actions et des omissions que la conscience réprouve. La tradition les appelle péchés "véniels", ce qui signifie "pardonnables". Un acte de charité, un véritable regret, obtiennent le pardon de ces péchés.

Site de l'Eglise Catholique en France

Qu'est-ce qu'un péché ?

On pourrait dire du péché que c’est une offense à Dieu, par une pensée, une parole, un acte ou une omission.

Ce sont les croyants qui parlent de péché là où, au niveau purement humain, il est question de mal ou de faute.

Le mal est ce qui détruit et la faute est ma part de responsabilité dans le mal.

En employant le mot péché, le croyant reconnaît que, lorsqu’il fait librement le mal, il fait souffrir Dieu. L’alliance avec lui est abîmée.

 

Le Catéchisme de l’Eglise catholique définit le péché comme "un manquement  à l’amour véritable, envers Dieu et envers le prochain".

Sera donc péché grave ce qui compromet sérieusement l’alliance entre Dieu et le croyant.

Pour évaluer la gravité d’un péché, il y a trois éléments dont il faut prendre en compte :

- le premier, c’est que le fait soit en lui-même grave objectivement. Par exemple, le fait de tuer ou de renier sa foi. Mais, précise le Catéchisme de l’Eglise Catholique, un meurtre est encore plus grave qu’un vol.

- En fait, et c’est le deuxième élément, la gravité du péché sera aussi liée au fait qu’il ait été commis librement et sans circonstances atténuantes. Par exemple, la légitime défense consiste à tuer quelqu’un, mais c’est pour se défendre. Un accident de la route ne relève pas nécessairement de ma responsabilité.

- Enfin, troisième élément, il y a gravité si le péché est commis en toute connaissance de cause. Le seul problème, c’est que notre ignorance peut être aussi pécheresse, s’il se trouve que nous ne faisons rien pour former notre conscience.

Péché véniel

Le péché véniel quant à lui est considéré comme le péché qui ne rompt pas l’alliance avec Dieu. Il blesse la charité, mais il ne la supprime pas. Le péché véniel ne détruit pas la grâce sanctifiante.

Il ne la démunit pas, seulement il atténue le rayonnement de la grâce.

On peut considérer que l’accumulation des péchés véniels peut conduire à la rupture avec Dieu. Citons quelques exemples de péchés véniels : avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne ; recevoir la sainte communion de manière insouciante, avec des distractions; admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain, etc.….

 

On le perçoit aisément, c’est la conscience qui en dernier ressort détermine la gravité du péché.

En morale chrétienne, le dernier mot est à la conscience et non à la loi même si je ne dois pas ignorer celle-ci.

Pécher gravement, c’est poser volontairement un acte important que je sais être mauvais et qui me coupera des autres et de Dieu.

La conscience, où retentit la voix de Dieu, est le lieu de décision de mes actes. C’est là qu’il faut regarder pour voir s’il y a eu vraiment rupture grave de l’alliance entre Dieu et nous. Bien sûr, la conscience peut se tromper, et justement, être humain exige la recherche du bien moral, et donc pour cela,  de former notre conscience.

Une chose est claire : Dieu ne juge pas par rapport à un règlement. Il voit le cœur.

LES PÉCHÉS CAPITAUX

Les péchés capitaux correspondent aux péchés dont découlent tous les autres

1. Ainsi, le mot capital n'est pas en rapport avec la gravité (par exemple, le meurtre n’y figure pas ; le blasphème non plus)

2. Il vient du latin caput (« tête »), par comparaison à cette partie du corps qui dirige l’ensemble : le péché capital conduit à d’autres péchés. 

Les péchés capitaux/non-capitaux ne sont donc pas à confondre avec les péchés mortels/véniels, cette dernière distinction portant sur l'importance réelle du péché, sa capacité à nous couper ou non de l'amour et de Dieu.

Les sept péchés capitaux identifiés par Thomas d'Aquin sont l’acédie (ou la paresse spirituelle), l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la colère et l’envie.

Parmi les péchés parfois certains d'entre eux ne sont pas en eux-mêmes à proprement parler des péchés, mais plutôt des vices, c'est-à-dire des tendances à commettre certains péchés.


L’Orgueil (superbia en latin) : attribution à ses propres mérites de qualités ou de comportements qui sont des dons de Dieu (intelligence, vertus, etc.).

L’Avarice (avaritia en latin) : accumulation des richesses recherchées pour elles-mêmes.

L’Envie (invidia en latin) : la tristesse ressentie face à la possession par autrui d'un bien, et la volonté de se l'approprier par tout moyen et à tout prix (à ne pas confondre avec la Jalousie).

La Colère (ira en latin) : produit des excès en paroles ou en actes : insultes, violences, meurtre

La Luxure (luxuria en latin) : plaisir sexuel recherché pour lui-même.

La Gourmandise (gula en latin) : ce n'est pas tant la gourmandise au sens moderne qui est blâmable que la gloutonnerie, cette dernière impliquant davantage l'idée de démesure et d'aveuglement que le mot gourmandise. Par ailleurs, on constate que dans d'autres langues ce péché n'est pas désigné par un mot signifiant « gourmandise » (gluttony en anglais, par exemple).

La Paresse, anciennement l'acédie (acedia en latin). Le Catéchisme de l'Église catholique définit l'acédie, terme disparu du langage courant, comme « une forme de dépression due au relâchement de l'ascèse ». Il s'agit en effet de paresse morale. L'acédie, c'est un mal de l'âme qui s'exprime par l'ennui, l'éloignement de la prière, de la pénitence et de la lecture spirituelle.

Les sept vertus

Pour équilibrer, il existe « sept vertus catholiques » :

avec la précision que ces vertus ne correspondent pas exactement à l'inverse des sept péchés capitaux.

- la Chasteté

- la Tempérance

- la Prodigalité

- la Charité

- la Modestie

- le Courage

- l'Humilité

Les vertus théologales et les vertus cardinales

Les vertus théologales (d'origine divine), que sont

- la Foi

- l'Espérance

- la Charité

sont complétées par les vertus cardinales (d'origine humaine), que sont

- la Justice

- la Prudence

- la Tempérance

- la Force (morale, c'est-à-dire le Courage),

et qui étaient déjà reconnues par les philosophes.

Merci au Site du Catéchisme de l'Église Catholique, au Site "Croire' et aussi à Wikipédia !

LE PÉCHÉ ORIGINEL : Vidéo de KTO.

 

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