L’urgence de la Bible

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L’urgence de la Bible : la lire, oui, mais comment ?

L’urgence de la Bible 

 

L’urgence de la Bible : la lire, oui, mais comment ?

« L’ignorance des Saintes Écritures, c’est l’ignorance du Christ ! », disait saint Jérôme.

Tout chrétien a le devoir de connaître la Bible.

 

 

“L’ignorance des saintes écritures, c’est l’ignorance du christ !” 1

Telle est la mise en garde que nous adresse toute la tradition catholique par la voix de saint Jérôme (Père de l’Église, IVe s.).

 

Et pourtant…
Et pourtant, combien d’entre nous savent s’y retrouver dans leur Bible ?
Combien savent si les Psaumes sont avant ou après l’Exode ?
Combien savent dans quels livres on peut lire le Décalogue ?
Pire, combien d’entre nous ont déjà lu un livre biblique dans son intégralité, ne serait-ce qu’une lettre de St Paul ou l’un des quatre Évangiles ?

 

Il ne s’agit point d’érudition, de briller dans votre groupe de prière en citant de tête
Ph 4, 4 ; Jn 10, 10 ou Ex 3, 14.

 

Il s’agit de connaître intimement, profondément et précisément

la Parole que nous adresse notre Dieu.

 

Il l’a promis, la Parole qu’il nous envoie, telle la rosée qui féconde la terre, ne remontera pas avant d’avoir produit son effet (cf. Is 55, 10-11). 
Le ferons-nous mentir ?

 

Il est urgent de lire, de manger sa Parole, de s’en nourrir afin qu’elle produise, enfin, son effet ! “Ouvre la bouche, moi je l’emplirai” (Ps 81, 10) dit le Seigneur, “Mange se rouleau et va parler” (Ez 3, 1) nous supplie-t-il. La méthode est simple : lire, lire, lire encore, s’en délecter, s’en rassasier et se laisser transformer par l’aliment véritable, la Parole à la douceur de miel (cf. Ez 3, 3). Devenir ainsi des “foyers de lumière présentant au monde la Parole de vie” ainsi que nous y exhorte l’Apôtre (Ph 2, 15-16).

 

La Parole de Dieu en dose homéopathique ?
Si nous sommes si gravement ignorant des Écritures, cela s’explique en partie du fait que nos parcours de catéchèses et les homélies de nos curés sont souvent bien pauvres bibliquement.

 

Heureusement, la liturgie nous sert de béquille.
Chaque dimanche, l’Église nous force à entendre un peu de l’Ancien et du Nouveau Testament.
Et même si le curé s’obstine à ne jamais citer les Écritures dans ses homélies et ses topos, la liturgie le force à nous la proclamer, au moins un peu.
Quelques versets chaque dimanche.
Aux plus zélés, Magnificat (et autres mensuels liturgiques) permet de se préparer à la proclamation dominicale en livrant chaque mois une dose homéopathique de Bible.

 

Mais sérieusement, peut-on se contenter de ça ?
C’est un apéritif !
Un très bon apéritif, mais ça ne suffira pas encore à faire de nous de “foyer de lumière présentant au monde la Parole de Vie” (Ph 2, 14-16) ! 2

C’est mieux que rien, oui. Bien sûr. Mais la Parole, pour nous livrer l’infinité de son sens, a besoin de plus.

 

L’urgence d’une lecture profonde
Ce qu’il nous manque, c’est une lecture profonde de la Bible, dans “sa largeur, sa longueur, sa hauteur et sa profondeur” (Ep 3,18).

 

Évidement, vous y avez déjà pensé… Vous avez même essayé.
Vous avez ouvert la Bible de votre profession de foi, lu la Genèse, lu l’Exode, puis arrivé au Lévitique, noyé dans les listes de prescriptions rituelles, vous avez abandonnés et votre Bible est retournée sagement à sa place à côté d’une bougie pleine de poussière.

Nous sommes tous passés par là. Pourquoi ?
Parce que personne ne nous a appris à lire la Bible !!!
[Ceci est un appel urgent aux prêtres !]

 

Quelques conseils


Cette méthode n’est, en effet, sûrement pas la meilleure mais voici quelques conseils pour une première approche des Écritures

 

Commencez par lire un Évangile (au choix) dans son intégralité.
Enchainez avec la première Épitre de Jean (1 Jn) et l’Épitre de Paul aux Éphésiens.

 

Après ça vous serez parés pour parcourir les grands moments de l’histoire du salut :

EN VOICI LE PLAN.

 

Bible Plan

 

 

Pour une lecture canonique

 

Ensuite, et c’est là la méthode de lecture à la fois la plus ignorée et la plus délectable, plongez vous dans une lecture canonique des Écritures.

 

L’expression de “lecture canonique” désigne le fait de lire chaque verset en lien avec l’ensemble des autres versets du canon biblique 3.

C’est la méthode de lecture rabbinique, c’est la méthode de lecture patristique, ça devrait être aussi la nôtre.

 

Un exemple tout simple.

Au lieu de lire les lectures du jours avec votre Magnificat (ou autre), prenez une Bible grand format comportant des renvois en marges (type : Bible de Jérusalem grand format).

Après avoir lu le texte que la liturgie vous propose, partez à la quête du Bien-Aimé en le suivant de versets en versets à partir des renvois que propose votre Bible.

 

Ainsi, lisant “L’un des soldats lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l’eau”
en Jn 19, 34, vous serez renvoyez vers Za 12,10 “Je répandrai sur la maison de David et sur l’habitant de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils regardent vers moi au sujet de celui qu’ils ont transpercé, ils se lamenterons sur lui comme on se lamente sur un fils unique“.

Vous penserez alors à la conversion du soldat raconté en Mc 15, 39 “Voyant qu’il avait ainsi expiré, le centurion, qui se tenait en face de lui, s’écria : “Vraiment cet homme était fils de Dieu”“.

La parole du prophète Zacharie est accomplie, celui qui a transpercé le Fils le regarde et est saisi d’un esprit de grâce.

Puis retournant à Za 12, 10 vous prolongerez votre lecture de quelques versets et tomberez sur Za 13, 1 “En ce jour-là, il y aura une fontaine ouverte pour la maison de David et pour les habitants de Jérusalem, pour laver péché et souillure“. Le côté du Christ, voilà donc la fontaine prophétisée !

Passant à Ap 22, 1 vous verrez la fontaine se faire “Fleuve de vie jaillissant du Trône de Dieu et de l’Agneau” au bord duquel pousse des arbres (vous et moi !) dont “les feuilles peuvent guérir les nations“.

Fouillant dans les références marginales de votre Bible, vous vous retrouverez enfin en Ez 47, 1-12 : “Voici que l’eau sortait de dessous le seuil du Temple, vers l’orient“, vous verrez l’eau monter et le prophète en avoir “jusqu’au cheville“, puis “jusqu’au genoux” et enfin “jusqu’au rein”, avec lui vous serez entouré dans cette eau de grâce jaillissant du côté du temple, du côté du Christ.

Il l’avait promis : “Jésus, debout s’écria : “Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et il boira, celui qui croit en moi”. Selon le mot de l’Écriture : De son sein couleront des fleuves d’eau vive”. Il parlait de l’Esprit que devait recevoir ceux qui avaient cru en lui.” (Jn 7, 47).

Pour une lecture intégrale

 

Cette lecture canonique devrait nécessairement vous donner le goût d’aller plus loin et de lire plus précisément chacun des textes parcourus.

Viendra alors le moment d’une lecture intégrale et continue de la Bible.

Plusieurs parcours existent, mais il y a une règle :
pour ne pas s’épuiser, il faut alterner entre lecture du nouveau et de l’ancien testament, une semaine l’une, une semaine l’autre par exemple.

 

Avec un chapitre par jour, vous en aurez pour 3 ans.

 

Bonne lecture !

Merci à Benoît pour son article du 12 février 2015
Dans LES CAHIERS LIBRES

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