Carême : Jeûner pour la paix et la fraternité

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Carême 2015 : Monseigneur Christophe DUFOUR, archevêque d’Aix-en-Provence et Arles, nous en parle.

Carême : Jeûner pour la paix et la fraternité

 

Les catholiques entrent en Carême ce mercredi 18 février 2015.


Tout au long des 40 jours qui les préparent à la fête de Pâques, ils sont invités à prier, à jeûner et à faire l’aumône.

Je parlerai ici du jeûne.
Abstinence de viande chaque vendredi ; un unique repas léger le mercredi des cendres et le vendredi saint : ce sont les deux seules recommandations données aux fidèles. Chacun choisira la manière de vivre le jeûne qui lui convient et qui plaît à Dieu.
Mais quel sens lui donner ?

 

Au cours de ce Carême 2015, nous ne pouvons pas oublier l’évènement qui nous a traumatisés, le sauvage attentat qui a ébranlé notre pays le 7 janvier dernier.
Nos biens les plus précieux, la paix et la fraternité, étaient soudainement menacés.
Allons-nous laisser à l’État le soin d’assurer notre sécurité ?
N’avons-nous pas, nous aussi, un combat à mener, une conversion à vivre ?
Je propose que notre jeûne de ce Carême 2015 soit un jeûne pour la paix et la fraternité.

 

Le jeûne purifie, il nettoie. En faisant le tri entre l’accessoire et l’essentiel, il met de l’ordre dans nos vies, il libère des aliénations et addictions.
Il fait goûter l’harmonie de l’esprit et du corps. Loin d’affaiblir, le jeûne fortifie.

 

Par la privation de nourriture, le jeûne fait ressentir la faim du corps et la faim de mes frères avec qui je fais corps, la faim de tout être humain sur la terre, proche ou lointain.
Chrétien, je ressens la faim du corps du Christ qu’est l’Église, qui elle-même fait corps avec tout l’homme et tous les hommes.

 

Le jeûne est une arme dans le combat contre le diable, le diviseur, que les Écritures appellent Satan. Le Christ lui-même a combattu Satan et l’a vaincu.
Chrétiens, nous croyons que le jeûne associé à la prière nous unit profondément au combat du Christ dans lequel nous reconnaissons le combat de l’éternel Amour en notre humanité.

 

Le jeûne ouvre le cœur à l’amour et au partage. 

Le jeûne qui reste tourné sur soi n’est pas le jeûne chrétien. 

Le jeûne trouve sa force dans la prière et sa finalité dans la charité.

Le fruit du jeûne, c’est le partage avec les frères dans le besoin.

 

Dans sa lettre pour le Carême, le pape François appelle à faire de la marche vers Pâques « un parcours de formation du cœur » pour résister à la « la mondialisation de l’indifférence » et offrir « des îles de miséricorde au milieu de la mer de l’indifférence ».
Dans cet esprit, je soutiens l’appel relayé par le journal La Vie, appel interreligieux au jeûne, à la prière et au partage contre la violence et la division. 


« Nous croyons qu’il y a un indispensable combat spirituel à mener » 

écrivent les quatre signataires chrétien, musulman, juif et bouddhiste

de cet appel.

 

Aux apôtres qui s’étonnaient de n’avoir pu chasser un démon, le Christ répond : « Ce genre de démons ne peut être chassé que par la prière et le jeûne » (évangile selon saint Marc chapitre 9, verset 28).

Je souhaite à tous un saint Carême dans la prière, le jeûne et le partage.

 

+ Christophe DUFOUR, archevêque d’Aix-en-Provence et Arles
Merci au Site de l'Eglise Catholique d’Aix-en-Provence 

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