BARRE 2013-11-06 Mercredi 31° sem du TO

Homélie du Père BARRE 2013-11-06 Mercredi 31° sem du TO

 

 

Rom 13 / 8-10      Luc 14/25-33                                              

( cf  2004)

Qu’est-ce que "préférer Jésus" ?

   

          Comment ne pas se sentir plus ou moins piégé quand on lit un tel texte. Est-ce que vraiment je « préfère » Jésus a mes propres parents, mes propres enfants ?

          Pourtant je pense que c’est souvent, très souvent, quelquefois tous les jours que nous « préférons » Jésus à notre propre famille.

 

          Il suffit de penser que le commandement de l’amour de Dieu est semblable à celui de l’amour de nos frères.

          Quand des enfants se sont sentis libres de pouvoir aimer un parrain ou une marraine, un ami d’école, un fiancé ou une fiancée, sans que ses parents soient jaloux, quelque part ses parents ont préférés « Jésus », Jésus et tout ce qu’Il représente d’amour des autres avant de s’aimer soi-même.

 

        En effet, les parents qui le jour du baptême de leur enfant leur ont désigné un parrain et une marraine, implicitement, qu’est-ce qu’ils ont accepté ? Qu’un jour leur garçon ou leur fille aille se confier de préférence à son parrain ou à sa marraine. Ils préfèrent que leur enfant soit plus à l’aise avec le parrain ou la marraine qu’avec eux. Ils ont préféré leur enfant à eux-mêmes.

        Le jour où le grand garçon  tombe amoureux et qu’il préfère une fille à ses propres parents, et que les parents acceptent cette préférence, je pense que c’est une manière de préférer Jésus à eux-mêmes.

 

          Ce que nous dit Jésus quand il nous demande de le préférer à tout est de cet ordre. Il ne nous demande pas autre chose que de ne pas avoir un amour égoïste, qui ne voit que son propre intérêt.

 

          Et il peut arriver, pour celles et ceux qui en ont reçu la grâce que cette préférence les amène au don total d’eux-mêmes. N’oublions pas qu’il s’agit là d’un appel, et que le choix de tout donner pour Jésus est une réponse à cet appel, non un mérite quelconque.

 

          Si je ne fais pas de l’amour de Jésus une nasse, mais au contraire une libération, je crois que beaucoup d’entre nous peuvent dire : « Oui, Seigneur, c’est bien toi que je préfère. »

 

 

                                                                                       AMEN