BARRE 2013-10-14 Lundi 28°sem du TO

Homélie du Père BARRE 2013-10-14 Lundi 28°sem du TO

Gal 4 / 22-24. 26-27. 31-5/1     Luc 11/ 29-32                        ( cf  le 11 octobre 2010  )

 

Cette homélie reprend mot pour mot celle du 11 octobre 2010. Pardon !  Est-ce la preuve que l’Esprit Saint ne m’a pas inspiré ce matin ou est-ce parce qu’Il m’avait trop inspiré il y a 3 ans ?

Je reverrai toujours ce gendarme qui, convaincu qu’un jeune avait volé de l’argent dans le tiroir caisse d’un commerçant, envoyait des gifles de plus en plus magistrales au jeune prétendu voleur.
Il lui envoyait des « signes  forts » dans le but de le faire avouer… « T’as pas encore compris ! T’en veux une autre ! » Et vlan, et vlan ! 
Eh bien les « signes forts » ont eu le résultat escompté : le jeune a avoué !
²

Demain, les syndicats vont donc aussi envoyer un « signe fort » au  gouvernement : une grève reconductible. Pas de doute que ce « signe fort » telles les gifles du gendarme, n’ait un résultat. Je ne sais lequel mais il ne peut rester sans conséquence.

Quand Jésus parle des « signes » qu’Il  donne, rien de tel. Les signes de  Jésus, en l’occurrence aujourd’hui le signe de Jonas, ne sont des signes  que pour ceux qui ont d’abord accepté ce que le signe annonce. L’avoir accepté mais pas sous le poids de la contrainte et de la force.

Qu’il y ait des oppositions, des intérêts divergents entre nous, c’est une  fatalité liée à notre nature humaine : même les moines de Tiberine n’étaient pas d’accord sur la conduite à tenir. Au moins ils se parlaient comme on parle à un semblable.

Alors je me mets à rêver d’autres possibles :
Le jeune voleur qui avouerait avant d’avoir reçu le « signe fort » des gifles. Mais en contre partie le gendarme qui se refuse à obtenir un aveu grâce aux coups !
Des gouvernements qui discutent avant  d’avoir reçu le « signe fort » des grèves…Mais en contre partie des grévistes qui se refusent de triompher grâce au « signe fort » d’une grève dure reconductible.

Alors, peut-être on aura fait « bouger les repères », mais de vrais repères, ceux qui s’appuient sur la confiance et non sur la force. Il me semble que c’est celui que Jésus nous invite à donner.
         AMEN

² P.S. J’ai été témoin de ces gifles. Mais la suite de l’histoire, c’est que le jeune n’avait pas volé l’argent du commerçant qui s’était trompé de tiroir. Comme quoi les signes forts ne sont pas toujours les meilleurs !