Barre 2013-08-20 Mardi 20 sem du TO

Homélie du Père Barre 2013-08-20 du Mardi de la 20° semaine du Temps Oordinaire

Juges  6 / 11-24a      Mth 19 / 23-30                                                                          ( cf 2007 )

« Gédéon, fort et faible… »

On a l’habitude d’opposer l’ancien testament au nouveau en disant : Dans l’ancien testament c’est la violence qui parle, c’est la justice impitoyable de Dieu qui juge alors que dans le nouveau testament c’est le pardon, c’est la miséricorde à toute épreuve de Dieu qui sauve.

 

Pendant 3 jours la première lecture va être tirée du livre des Juges. Vous dire qu’il n’y a pas de la violence dans ce livre serait l’équivalent de dire qu’il n’y a pas eu de pluie au printemps cette année. Oui, l’installation des fils d’Israël en Palestine ne s’est pas faite sans guerre. Mais il n’y a pas encore de rois en Israël pour mener des guerres organisées. Au temps des Juges, chacun se bat comme il peut.

Vous connaissez le nom des « Juges » les plus célèbres : Sanson, Débora Jephté, dont nous lirons l’histoire jeudi prochain, et aujourd’hui Gédéon.

Eh bien, dans toutes les guerres qu’ils vont mener, et dont nous pourrions regretter la violence, il y a un point commun avec l’évangile :

Avez-vous remarqué dans l’évangile d’aujourd’hui : Que dit Jésus : il vous est impossible d’entrer dans le Royaume des cieux du fait de vos propres forces. Un chameau passerait plus facilement par le chah d’une aiguille. Si le royaume vous est quand même promis, c’est parce que c’est Dieu qui vous le donnera. Et il vous le donnera d’autant mieux que vous arriverez les mains vides, après avoir quitté toutes vos certitudes, tous vos appuis humains.

 

C’est dans la même attitude de confiance non en sa propre force mais en l’appui du Seigneur que Gédéon est invité à combattre.

Que ce soit ensuite dans l’histoire de la toison, ou dans la façon dont plus tard Gédéon n’emmènera avec lui qu’un tout petit nombre de combattants, c’est dans l’expérience qu’ils font de la faiblesse de leurs armes que les fils d’Israël triomphent.

« Pardon, mon Seigneur ! Comment sauverais-je Israël ! Mon clan est le plus faible dans la tribu de Manassé, et moi le plus petit dans la maison de mon père ! » Le Seigneur lui répondit : « Je serai avec toi. »

 

J’ai vu des militants non-violents méditer sur les guerres d’Israël pour se convaincre que ce n’est pas la force des armes que nous avons entre les mains qui donne la victoire. Et quand des non-violents se couchent devant les forces de l’ordre, peut-être sont-ils plus prêts du Royaume de Dieu que nous le pensons   

                                                                  AMEN