BARRE 2013-02-28 HOM Jeudi 2° sem carême

Jér 17 / 5-10                Mth 16 /19-31

  L’attente de ces fameuses « 20 heures » ce soir où Benoît cessera d’être pape me fait la même impression que lorsque, le 31 décembre, on attend les 12 coups de minuit. La marche inexorable du temps….L’impossibilité d’arrêter le temps, l’impossibilité de la marche en arrière.
  Je crois que l’on peut remercier Benoît XVI de ne pas nous avoir laissé la possibilité de revenir sur sa décision. On a su, dés le 11 février, que c’est en avant qu’il faudra chercher le futur pape.

Dans la parabole du riche et de Lazare, il y a quelque chose qui ressemble à cette marche en avant, sans retour possible en arrière :
Le riche ne peut revenir sur son passé. Son  aveuglement durant sa vie, lorsqu’il ne voyait même pas Lazare à ses pieds, continue à être le sien dans l’au-delà. Il continue à faire de Lazare son commis :
« Envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraichir la langue »…Et encore :
« Je te prie, père, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père… »

 

J’avoue comprendre et accueillir le message de  Benoît XVI plus facilement à l’heure de son départ que le jour de son arrivée. Mais c’est trop tard !
Alors, Seigneur, permets-moi de ne pas faire « le riche » et d’accueillir le nouveau pape avant qu’il ne devienne plus crédible en devenant l’ancien !

         AMEN

 

Décidement le meilleur est dans ce que je fais aujourd’hui pour ne pas regretter demain de ne pas l’avoir fait…