Méditation sur la Mort

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MÉDITATION SUR LA MORT. La mort est pour nous un passage, c’est notre Pâque personnelle.

MÉDITATION SUR LA MORT

samedi 2/11/2013

 

La mort est pour nous un passage, c’est notre Pâque personnelle.

 

De même que le peuple juif est passé de l’esclavage à la liberté par la traversée  de la mer rouge, ce qui est devenu dans la mémoire juive la Pâque, de même JESUS nous a fait passer de la servitude de l’état de pêcheur à la liberté des enfants de Dieu par sa résurrection.

Il en est de même de notre histoire personnelle.

 

Nous passons de l’obscurité du sein maternel à la lumière du soleil par notre naissance.

Tous les spécialistes en gynécologie et psychologie du  nourrisson s’accordent à dire que ce passage est extrêmement douloureux, et ce n’est pas un hasard si notre première manifestation d’existant à la lumière est un cri et si peu à peu nous nous accoutumons à cette lumière à travers des pleurs.

 

Eh bien, la mort n’est pas autre chose qu’un autre passage, supérieur au premier, et qui est déjà en germe dans notre baptême : celui de notre dimension finie sur terre à une vie sans limite où nous participons à l’infinité de Dieu.

 

Ici nous sommes limités par notre corps qui ne peut être qu’à un endroit à la fois, notre intelligence qui ne peut capter qu’une partie de la réalité que nous soupçonnons : même les plus grands esprits de cette terre qu’ils soient prix Nobel ou hommes de pouvoir, ne peuvent accéder à toutes les connaissances que l’humanité possède déjà et qui n’est qu’une infime partie de la réalité du cosmos créé et, à fortiori l’intelligence du Créateur.

C’est pourquoi je souris quand je vois ces hommes et ces femmes très connus, que les gens admirent ou craignent, qu’ils soient de la télévision, la politique, du cinéma ou des affaires, qui ont un égo hypertrophié et se prennent pour des génies, car leur aveuglement les rend "idiots", et on rencontre quelque fois des gens simples et pieux qui ont l’intelligence du cœur et qui perçoivent des réalités spirituelles dont ces « grands hommes » n’ont aucune notion, tout simplement parce que c’est l’Esprit-Saint Lui-même qui révèle à ces petits ces réalités d’un autre ordre.

 

Ainsi nous pouvons dire que, dès ici-bas, il y a des derniers qui sont premiers parce qu’ils ont une plus grande connaissance de la Vérité.

Alors nous approchons du sens de ce qui est souvent désigné par l’Eglise comme jugement de Dieu, ou, cette expression, horrible parce qu’elle porte en elle le sens de condamnation : « jugement dernier ». Cela est inscrit dans l’inconscient collectif des catholiques parce que notre histoire a été marquée par le pouvoir de la hiérarchie  sur le peuple, marqué par des épisodes dont nous avons tous entendu parler : l’Inquisition et le Jansénisme, pour les plus marquants.

C’est quand-même fou de penser que jusqu’à il y a à peine plus de cinquante ans, les laïcs n’avaient pas le droit de lire la bible, et c’est l’Eglise hiérarchique qui disait aux catholiques ce qu’ils avaient le droit de lire ou ne pas lire à travers l’Index !

Comment Dieu qui est l’Amour pourrait-Il condamner ceux-là  mêmes pour qui Il a donné sa vie sur la Croix ? Cela n’a aucun sens.

Par contre, ce qui a du sens, c’est qu’au moment de la mort nous entrons dans la lumière de cet Amour infini et nous prenons conscience d’un seul coup de tous nos manques d’amour dans cette vie. Cela nous est insupportable, comme la lumière du soleil est insupportable au bébé.

C’est donc nous-mêmes que nous jugeons à cet instant, et c’est l’amour de Dieu qui nous libère de la condamnation que nous prononçons contre nous-mêmes, de même que le père du fils prodigue le délivre par son amour du jugement que le fils est en train de porter sur lui-même, au point que le père  organise immédiatement la fête pour celui qui s’était perdu et qui revient à la vie.

Vue comme cela, la mort n’inspire plus la peur ni la crainte, et on comprend que les saints aient eu hâte de connaître ce moment parce qu’ils savaient qu’ils allaient entrer dans un océan d’amour.

N’ayons donc pas peur de la mort puisqu’elle nous permet de passer à la connaissance de l’ amour de Dieu qui est infini et éternel.

 

Jean-Noël GERARD

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