Saint Hilaire de Fargues, patron de Fargues par Germaine

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Saint Hilaire de Fargues, "Petite histoire des grands saints patrons de nos églises" par Germaine

Saint Hilaire de Fargues

 

Saint Hilaire, la gloire de Poitiers, est le fondateur du diocèse de Poitiers qui allait à l'époque jusqu'à l'océan. Né vers 315 à Poitiers de famille païenne, il fait ses études à l'école des rhéteurs gaulois à Poitiers et à Bordeaux. Il étudie les philosophes païens, mais ne peut se satisfaire du polythéisme. Il tombe alors sur les livres de l'Ecriture, spécialement sur le prologue de Saint Jean: il découvre émerveillé, l'existence du "Verbe qui était auprès de Dieu et qui était Dieu". Il demande le baptême.

 

Un peu plus tard il est désigné comme évêque, mais nous ne savons pas si à cette époque il est déjà prêtre : un laïc de bon renom pouvait alors, même marié, être choisi comme évêque.

Dans ces années-là, un prêtre nommé Arius prêche que le Christ n'est pas Dieu. L'empereur Constantin, devant l'émotion générale, convoque le concile de Nicée qui rétablit devant tous la vérité.
S'ensuit beaucoup de confusion tous les évêques n'acceptant pas cette déclaration. Hilaire, lui, fidèle au credo de Nicée, est exilé en Phrygie, la Turquie actuelle. Il y est pour trois ans. Trois ans d'exil, ça vous laisse du temps ! Il en profite pour écrire, mais pas n'importe quoi : il expose magistralement sa foi, celle de l'Eglise dans "le traité de la Trinité", et pas un petit fascicule de rien du tout : douze volumes ! Une traduction française de ce Traité a paru récemment dans la collection : "Les Pères dans la foi".
Paulin de Nole, que nous rappelle la place Puy Paulin, fut lui aussi éxilé en même temps qu'Hilaire en Turquie, où il mourut.

S'il n'est pas mal traité là-bas, Hilaire se plaint tout de même de "la lenteur du courrier" ! Déjà ! Il setient malgré cela pour favorisé et dit même : "Nous sommes heureux de notre exil. "Et aussi : "Au milieu des naufrages de la foi,...le parti le plus sûr est de garder la première et la seule foi évangélique professée et comprise au baptême". "Ce que j'ai reçu, je le garde je ne change rien de ce qui vient de Dieu". Peut être ces parole nous aideront-elles pour vivre un "joyeux carême" ?

Renvoyé dans sa ville car il gênait, sa culture et son prestige en firent bientôt la tête de tout l'épiscopat des Gaules
Il refusa toujours que, sous prétexte de paix ou d'unité, on laissât s'affadir le sel de l'Evangile. Il meurt le 1° novembre 367 à Poitiers, et est fêté le 13 janvier.
Il fut considéré de son vivant comme un saint, et nul doute qu' à ses obsèques retentit quelque chose comme "santo subito !"

On raconte que revenant d'exil, il aurait abordé dans une île infestée de serpents. Brandissant une croix, il aurait mis en fuite les reptiles, et en plantant son bâton pour marquer la limite qu'ils ne devaient plus dépasser, il rendit l'île habitable. Et pourquoi ce ne serait-il pas vrai ? On lit dans la vie des saints des prodiges encore plus merveilleux.


Germaine Courau

26 février 2010

(NB : le tableau est celui de St Hilaire de Poitiers)

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